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Le GPS aurait quand même été bien pratique... [PV Bisdea]

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Lun 8 Mai - 18:09

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A la recherche de plantes acte I – le jardinage ça peut être dangereux.

Plus paumé on fait pas....

  Cette fois, c'en était trop. Après une énième dispute avec le maître de ma guilde, j'avais claqué la porte sans même lui laisser le temps de finir sa phrase. Ah non, c'était marre de devoir aller chercher tout un tas de conneries à travers le continent pour le bon plaisir de madame qui ne faisait rien ! C'était donc clairement décidé à faire des recherches dans mon propre intérêt que j'avais demandé à ce que l'on me dépose près d'une forêt bien spécifique dont j'avais lu plusieurs histoires dans ma bibliothèque personnelle, mon seul trésor dans cet espèce de vaisseau obscur où il n'y avait rien à faire à part contempler un monde qui n'avait que peu d'intérêt. Il me manquait trop d'informations, trop d'ouvrages, j'avais tant de choses à observer, à explorer, mais ce statut de mage lié à une guilde me pesait trop. Il fallait que je prenne un peu de distance, au moins quelques jours pour que je puisse avancer dans mon propre développement. Mais le maître ne voulait pas comprendre que ma progression ne serait que bonne pour la puissance de la guilde. Tant pis, je n'allais pas lui laisser le choix, après tout c'était là le contrepoids du fait de ne recruter que des esprits libres prêts à tout pour obtenir du pouvoir.

Du peu que j'avais pu lire au sujet des lieux où l'on m'avait laissé, Soul Forest était un amas de plusieurs forêts qui s'étaient regroupées en une seule grande canopée obscure et humide, où il était particulièrement difficile de retrouver son chemin. Les histoires disaient également que de très nombreuses plantes très rares y poussaient, bien cachées au cœur de la flore locale, et parmi elles, une racine qui captivait tout particulièrement mon intérêt ; une plante qui avait le pouvoir de ralentir les effets d'un maléfice quel qu'il soit. Cela ne constituait pas en soi une libération de celle-ci qui me permettrait d'en contrôler le pouvoir selon mon souhait, mais une telle découverte me permettrait d'en ralentir les effets. Du temps, c'était ce dont j'avais le plus besoin à cet instant, et j'étais prêt à tout pour m'en emparer. Et si quelqu'un tentait de me prendre de vitesse là-dessus, je l'éliminerais sans hésiter.

Le vaisseau m'avait déposé sur une plaine à l'herbe grisâtre, à quelques mètres de l'entrée de la fameuse forêt. Un épais brouillard en recouvrait l'essentiel, et il m'était impossible de distinguer le chemin qui serpentait entre les arbres. Je parvenais à grand peine à distinguer les feuillages sombres qui occupaient une grande part de l'espace vital de ce bois fascinant et effrayant à la fois, aussi je ne perdis pas de temps en constatations inutiles et m'enfonçais aussitôt dans le chemin de terre qui me conduisait au cœur de ce territoire mystérieux. La première constatation que je pouvais en faire, c'était l'atmosphère étouffante qui y régnait ; il était tout simplement impossible de voir à plus d'une dizaine de mètres devant moi. Le silence y était omniprésent en dehors de la terre qui crissait sous mes chaussures et du craquement des branchages que je repoussais pour progresser tant bien que mal. Prudemment, je pris le temps de m'habituer à ce lieu bien particulier ; il fallait avancer pas à pas, sans chercher à se précipiter, et je remarquai rapidement que cette précaution m'avait épargné une chute lorsque la route se rétrécit pour laisser place à un petit ravin.  L'humidité qui venait des feuillages barrant tout passage à la lumière du jour contribuait également à la lourdeur de cette forêt qui décidément ne constituait en rien un lieu hospitalier. Par ailleurs, il paraissait impossible de retrouver son chemin, il faudrait que je trouve donc une autre porte de sortie par la suite, de toute manière pour le moment j'étais coincé. Par chance, mon masque me permettait d'échapper aux spores qui volaient partout autour, préservant ma respiration. Finalement, je décidai de me poser sur un rocher mousseux suffisamment large pour me permettre de m'asseoir dessus, et notai ce que j'avais déjà pu observer. Hormis la végétation ambiante, je n'avais pour le moment pas croisé une quelconque créature vivante. Si ces bois en abritaient, elles n'étaient peut être pas agressives, et probablement effrayées par ma présence. Ou alors elles guettaient le moment où je serai suffisamment épuisé par mon errance pour me tomber dessus.

Je n'eus pas le temps d'en écrire plus qu'une ombre passa sous mes yeux en un éclair pour s'emparer du journal dans lequel je prenais mes notes. Je n'eus que le temps de me relever en maudissant cette saleté de bestiole avant de la voir disparaître dans la brume. Génial, en plus d'être perdu sans le moindre indice quelque part pour retrouver ce que j'étais venu chercher, je venais de me faire piquer mon journal, là où j'avais plus ou moins tenté de noter les directions que j'avais emprunté dans ce labyrinthe végétal. Pas le choix, je devais d'abord tenter de retrouver la créature qui s'en était prise à moi pour récupérer mes affaires. Celle-ci était de petite taille, elle devait à peine dépasser celle de ma tête, mais rien ne me disait qu'elle n'avait pas des copains bien plus gros. Il n'y avait aucune trace au sol, ce qui me laissait penser que la plupart étaient arboricoles, et donc il allait falloir que je grimpe dans la canopée pour y voir plus clair. Je tentais donc de repérer un arbre disposant de suffisamment de prises pour me permettre d'y grimper, mais pour le moment, en dehors de murs de ronces, je n'avais accès à aucun tronc. Poussant un hurlement qui résonna dans tout les alentours, je stoppai aussitôt lorsqu'un tout autre son parvint à mes oreilles. Un grognement, qui gagnait en volume, à mesure qu'il se rapprochait.








Je fis alors face à une sorte de créature de la taille d'un très gros loup, mais dont la peau avait une surface proche des écailles d'un reptile. Son museau ne comportait aucune narine, et ses dents paraissaient bien plus menaçantes que celles de n'importe quel animal auquel j'avais pu faire face dans le passé. La créature avait déployé autour de son visage une sorte de collerette, et son air menaçant indiquait clairement que ses intentions étaient tout sauf bénéfiques pour moi. Déglutissant, je me mis en position défensive. Au moins, dans cette forêt, je disposais de suffisamment d'ombres pour riposter. La bestiole tenta de se jeter sur moi, et j'utilisai aussitôt l'ombre de ronces proches de moi pour former un tentacule qui attrapa le prédateur au niveau des pattes pour le balancer contre un tronc un peu plus loin. Le choc et les ronces qui entaillèrent sa peau firent pousser des cris stridents à la créature qui accusa le choc en retombant mollement au sol, tentant de se redresser tant bien que mal pour venir s'en prendre à moi de nouveau. Sans lui laisser le temps de s'en prendre à moi de nouveau, je lui assénai alors un coup direct en écrasant sa tête avec un marteau formé par l'ombre d'un groupe d'arbres. La tête écrasée, la créature bougea encore quelques secondes, comme si son sytème nerveux était encore fonctionnel avant de cesser tout mouvement.

« Désolé mais là... C'était toi ou moi, machin. Tu m'en voudras pas dans ta vie future hein... »

Je comprenais en tout cas mieux pourquoi les autres bestioles préféraient vivre dans les arbres...




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Lun 8 Mai - 20:47


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"Soul Forest" ou Forêt de l'âme. Elle se situe non loin du mont Argenta et possède une faune et une flore rendant la visite du lieu dangereuse. Cela n'empêche pas quelques curieux de s'y aventurer pour les denrées rares qui s'y trouvent et ainsi pouvoir les utiliser ou les revendre. Une information concernant l'un de ces trop curieux m'a été transmise. Mon but est simple, je dois lui demander de quitter les lieux.

Je ne connais pas spécialement la raison de sa présence dans un tel lieu si ce n'est qu'il est surement en quête de ce que la forêt a à lui offrir. Je me laisse ainsi guider par le vent. De nombreuses vies sauvages aux alentours m'interpellent. Aucune ne semble hostile, leurs poils hérissés montrent une crainte envers ma présence. Elles m'observent simplement et espèrent sans doute que ma mort viendra d'une créature plus agressive qui laisserait mes restes comme nourriture...

Je n'ai pas spécialement à me plaindre car pour vivre il faut bien manger et boire. Je continue ma recherche rapide de la cible en commençant par m'aventurer dans les arbres afin d'éviter de me faire repérer par l'objectif. Je saute de branches en branches jusqu'à ce que je détecte enfin une forme humaine à peine perceptible. Au pied de l'arbre sur lequel je me trouve, une bestiole semble posséder un objet dans la gueule. D'après la forme, il s'agirait d'un livre, cependant pourquoi cette bestiole s'intéresserait à un objet d'intelligence humaine?

Je saute de l'arbre en atterrissant à l'aide d'une grande bourrasque de vent qui fit fuir la bête en direction des feuillages. Dans sa fuite, la bestiole laissa tomber le bouquin. D'après la taille de l'animal en fuite il s'agirait d'un bébé carnivore. Je ramasse le livre et me dirige dans la direction du bébé. Je remarque la présence d'une portée. L'enfant doit être légèrement plus âgé et cherchait de quoi réchauffer ces petits frères et sœurs. Je sourie légèrement et décide de laisser les petits tranquilles et de continuer en direction de ma cible.

Si une portée se trouve ici, la mère ne doit pas être bien loin et le reste de la meute non plus. Je ressens de l'hostilité un peu plus loin. La mère semble protéger ses petits d'une menace... Je m'empresse d'arriver avant qu'il ne soit trop tard pour ces petits... Malheureusement, le pire est arrivé. Au moment de mon arrivée, l'hostilité d'une mère défendant ses petits disparaît pour laisser place à une nuée de rage animale se regroupant en masse dans les buissons. La meute arrive à toute vitesse dans la direction de celui que j'étais supposé observer et la mienne.

"Désolé mais là... C'était toi ou moi, machin. Tu m'en voudras pas dans ta vie future hein..."

Une fois que la phrase se termina j'apparus devant lui en serrant légèrement du poing. Toutefois je reste professionnelle et je n'ai aucunement le droit de laisser mes émotions m'influencer. Après tout je sais déjà que ce monde et les gens sont pourris et ignorants de ce qui les entoure. Je lui fais signe de me suivre en ajoutant:

Image:
 


" Tu as fait assez de dégâts comme ça! Cours maintenant si tu ne veux pas que tout cela ne se finisse mal."


Les animaux dans les arbres sont inoffensifs et craintifs et ceux du sol ne connaissent pas trop l'humain ni même son goût. Je n'ai aucune envie qu'ils se mettent à quitter la forêt à la recherche d'un nouveau mets qu'ils trouvent désormais appétissant. Ils n'ont rien demandé à personne et ne méritent aucunement d'être tués à cause d'une personne trop confiante.

Je vérifie que la personne me suis bien en ralentissant ma course. J'ai bien peur que cela ne suffise pas pour semer les créatures. Dans notre fuite nous passons devant les bébés recroquevillés sur eux-mêmes. Leur famille est en guerre et leur mère morte. Boule à la gorge je fais signe à mon suiveur de monter aux arbres pour être en sécurité. Je n'arriverai pas à lui faire quitter la zone par la course. Sa capacité n'a pas l'air d'être liée à la vitesse et pour une raison qui me dépasse il a l'air de l'utiliser que très rarement...

Je monte à un grand chêne, en espérant que la cible daigne m'y suivre. Je m'assieds tranquillement sur une branche solide alors que les créatures au sol donnent plusieurs coups de pattes sur le grand centenaire qui me sert de siège. Je commence ainsi à parler de façon audible pour mon interlocuteur.

" Je suppose que tu ne sais pas pourquoi je suis là mais le moment est légèrement plus propice aux salutations... Mon nom est Bisdea Darkloud et je ne sais pas ce que tu cherches dans cette forêt mais j'ai pour ordre de te ramener de gré ou de force à l'extérieur de celle-ci. Je serai direct, au vu de la situation actuelle, je n'ai aucunement l'intention d'utiliser la force. Toutefois si ton objectif est celui de tuer ces bestioles aussi sauvagement que tu l'as fait précédemment tu peux être sûr que je serai beaucoup moins indulgente. "

Mes sentiments hostiles à son égard montrent que je manque encore de maturité... Je tâcherai de me calmer pour la prochaine fois où je lui parlerai.
Je n'obtiendrai rien de positif dans le cas contraire.
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Mer 10 Mai - 20:33

Spoiler:
 


A la recherche de plantes acte II – Une chieuse dans les pattes...

C'est qui celle là ?

  Alors que je reprenais péniblement mes esprits après ce combat, tentant de faire le point, le destin s'amusa à me rappeler qu'il se faisait un malin plaisir à se mettre en travers de ma route, souvent pour m'emmerder d'ailleurs. Je me redressais en époussetant ma tenue, reprenant mon souffle, guettant l'arrivée d'un autre prédateur, mais une fille qui apparaissait juste devant moi sans prévenir ? Alors là je dois dire que je ne m'attendais guère à ce genre de prédateur par ici. Etait-elle seulement humaine ? Je pris le temps de l'observer, mais le peu que laissait entrevoir sa tenue vestimentaire, en dehors de formes relativement avantageuses, ne me permettait pas réellement de lui donner un âge ou un caractère. Je me contentais donc d'achever de reprendre ma position initiale tandis qu'elle atterrissait devant moi, serrant les poings. Oulah... j'avais apparemment énervé la donzelle, même si j'ignorais pour quel motif. Peut être le fait d'avoir tué cette bestiole qui tentait de s'en prendre à moi. Bah, les écologistes et moi ça fait deux... Sincèrement, tenter de m'empêcher de rester en vie juste parce que la pauvre petite bête mérite de vivre, ça ne me fait ni chaud ni froid. Seules comptaient mes découvertes. Et pour le moment, j'avais un tout autre sujet d'étude en la personne de cette demoiselle, que j'avais bien du mal à cerner. Elle m'indiqua de la suivre, me reprochant de fait ce à quoi je m'attendais. Nous devions grimper au sommet de la canopée pour nous abriter de prédateurs potentiellement plus intelligents et dangereux que celui qui m'avait attaqué. Bien  que la perspective de m'éloigner de mon objectif ne m'enchantait guère, je décidais bon gré mal gré d'obtempérer, au moins dans un premier temps pour en savoir plus sur ses intentions. De l'extérieur, la demoiselle n'a pas l'air dangereuse, toutefois, je reste méfiant, c'est souvent lorsque l'on baisse la garde en se sentant en sécurité que l'on se fait avoir. Et grand bien m'en prit lorsque la charmante jeune femme m'annonça ses intentions une fois à l'abri. Je n'avais pas pris la peine d'utiliser une ombre pour me permettre de grimper, l'ayant rejointe à l'ancienne, en grimpant comme un grand, pendant qu'une meute de ces espèces de panthères s'attaquaient au tronc en essayant de faire de ces deux humains leur casse-croûte du jour.

Alors comme ça elle avait été envoyée directement ici pour m'empêcher de me servir dans les plantes de cet endroit ? Bon le premier point qui me gênait fortement, c'était sur le fait qu'elle et ses informateurs soient au courant de ma présence ici. D'où tenaient-ils leurs informations, j'étais presque un parfait inconnu pour le moment, ils avaient forcément quelqu'un qui les informait depuis la guilde... Il allait falloir que j'enquête sur ce point. Ensuite, qu'est-ce qui pouvait les motiver à le bloquer dans mon exploration ? Craignaient ils que je parvienne à un niveau supérieur de maîtrise de mon pouvoir, ou tout simplement le démon à l'origine de celui-ci ? Je pestai intérieurement quand au fait que ma visite ici ne fut pas si secrète que je l'aurais pensé, et relevai mes yeux saphir pour regarder dans les « yeux » - pas évident avec son bandeau mais on pouvait supposer qu'elle en avait – et lui dire le fond de ma pensée quand à sa suggestion :

«  Bon. Tu m'as l'air bien gentille, alors je vais être clair. Je n'ai aucune intention de partir d'ici, du moins pas tant que j'aurais mis la main sur ce que je suis venu chercher dans cette forêt. Je ne sais pas qui sont tes commanditaires, ni comment ils ont été informés de ma présence ici. Mais pour le moment la seule chose qui m'importe c'est de savoir si la plante très rare que je recherche se trouve bien dans ces bois. Et si ça peut te rassurer, je ne suis pas venu ici avec l'intention de tuer des animaux à tort et à travers. Celui-ci s'en est pris à moi et j'ai riposté, rien de plus. Et sache que quelles que soient tes intentions à mon égard, je suis prêt à me battre si c'est nécessaire pour atteindre mon objectif. Maintenant, je vais avancer vers le cœur de la forêt. Si le cœur t'en dit, tu peux me suivre pour t'assurer de mes intentions. De toute manière quel que soit ton choix, je compte poursuivre ma route.  »

Tout sauf concis, mais au moins, mes intentions étaient claires. Bien qu'en savoir plus sur qui elle était et ceux qui l'avaient conduite à moi me paraissait plus qu'intéressant, les plantes que j'étais venu chercher avaient la priorité tant elles m'offraient de possibilités pour la suite. Sans même m'assurer qu'elle allait me suivre, je pris la direction d'un gros arbre situé non loin et dont les branchages étaient suffisamment larges pour me permettre de me déplacer sans prendre trop de risques. Pas à pas, je prenais le temps de repérer chaque prise utile, guettant une zone suffisamment éloignée des drôles de prédateurs en contrebas pour pouvoir retourner sur le plancher des vaches. Le problème étant que la brume m'empêchait de voir correctement plus loin que quelques mètres, aussi , je distinguais à grand peine le sol d'où j'étais – ce qui n'était pas un mal en soi, au moins je n'avais pas le vertige -

Lorsque je fus suffisamment éloigné de notre abri temporaire, je captai l'ombre d'un arbre dont je pouvais distinguer les contours avant de créer une main qui me porta jusqu'au sol, afin de me déposer en douceur. Je remarquai aussitôt un changement notable ; la terre, qui était plus rocailleuse au début de mon exploration était devenu humide, presque spongieuse ; l'atmosphère était plus lourde encore, et on entendait en tous sens les bourdonnements peu rassurants d'insectes dont je préférais ne pas imaginer la taille. Mes pieds s'enfonçaient dans cette mare de boue dans un bruit quelque peu ragoûtant, aussi je gardais contact avec ce que je pouvais, le plus souvent les troncs des arbres, pour ne pas me retrouver pris au piège d'un marais. Le tout sans cesser de guetter la moindre information qui pourrait m'être utile en cet instant. A tel point que je ne pus remarquer le très mince filet dans lequel mes pieds se retrouvèrent pris alors que j'avançais tant bien que mal dans ce cloaque, et qui m'entraîna sans prévenir vers une branche en se refermant sur moi. La vitesse de déclenchement du piège ne me laissa pas le temps de l'éviter, toutefois, je perdis pas une seconde et me transformai en avatar d'ombre afin de me libérer, retombant mollement par terre.

«  – Bon,  déjà, il semblerait qu'il y ait autre chose que de simples animaux par ici...

– Tu ne crois pas si bien dire, humain.  »

Je relevai la tête en entendant cette voix qui résonnait étrangement, comme si l'on me parlait avec une bestiole coincée dans la gorge, et tout en se râclant cette dernière. Et je n'étais pas au bout de mes surprises lorsque je vis à quoi ressemblait mon interlocuteur :






On aurait dit une sorte de mélange entre un poisson et un lézard. Sa peau écailleuse était verdâtre et couverte d'une armure d'un assemblage de cuir rudimentaire. Ses yeux gobuleux ne reflétaient aucune intelligence particulière et pourtant c'était bien cette créature qui me faisait face, brandissant une épée qui m'indiquait clairement qu'il n'était pas là pour qu'on fasse des gauffres. Je soupirai, me demandant pourquoi les choses n'étaient jamais plus simples, puis toisai la créature :

« - Bonjour... « Monsieur » ? A vrai dire j'ignore ce que vous êtes.

- Vous autres ! Emmenez ce crétin d'humain !  »

Une marée de sons gutturaux semblables à ceux qu'émettait mon interlocuteur m'entourèrent soudainement. Oh bon sang. Je savais déjà comment ça allait finir. Un coup sur la caboche et le noir achevèrent ma réflexion au sujet de mes emmerdes habituelles.









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Jeu 11 Mai - 12:40

Si seulement j'avais montré un peu moins mes émotions... Non ce n'est pas totalement vrai, cet homme avait l'air résolu à cueillir cette plante au cœur de la forêt. La mission étant de la ramener, je ne vois pas le problème si je dois l'aider à cueillir une simple plante médicinale. Alors que j'entame le début de ma poursuite en direction du fuyard, mon lacrima de communication s'active.

"Bisdea? Ici, votre opérateur. Où en êtes-vous concernant l'affaire en cours ?"

"Suspect en fuite, actuellement à sa poursuite au centre de la forêt."


"Raison de sa fuite ?"


"Discussion engagée avec le suspect aboutissant à une définition réelle de ses besoins."

"Quels sont ses besoins ?"

"Cueillir une plante médicinale au centre de Soul Forest."


"Bien reçu. Si vous avez une quelconque autre information à nous transférer n'oubliez pas de nous recontacter. Tachez de mener cette mission à bien le plus vite possible. Opérateur terminé."

"Bien reçu! Bisdea, terminé."

Dans ma course, je regarde en bas des arbres. Il semblerait que plus je m'enfonçais dans la forêt, plus les prédateurs au sol laissaient tomber l'affaire. Si la zone est plus dangereuse leur comportement est plus que compréhensible et cela ne me dit rien qui vaille. Arrivée dans une zone très humide, je ressens une certaine avancée beaucoup plus lente de la part de la cible. J'en déduis que la visibilité ne doit pas être très haute un peu comme celle d'un marais brumeux peut-être.

Je reste éloignée et détecte une autre présence plus petite de forme amphibien et humanoïde. Leur voie faisait écho alors qu'ils parlaient à l'inconscient qui ne fit pas long feu avant de finir assommer d'un coup bien placé dans la tête. Les amphibiens sont plutôt bien organisés et il me fallait être prudente si je voulais récupérer cet énergumène un peu trop sûr de lui.

Je retourne un peu en forêt pour débuter une nouvelle fois la communication avec mon opérateur. J'obtiendrais peut-être des informations supplémentaires concernant ce peuple habitant la forêt.
"Opérateur à l'appareil, je vous écoute."

"Ici Bisdea, cible repérée, elle a été capturée par un peuple amphibien habitant la forêt, je demande plus d'informations concernant ce peuple. Terminé."

Un long silence marquait le début des recherches concernant ce peuple. Il semblerait qu'il ne soit pas très connu. Ainsi, j'obtenus ma réponse qu'un léger moment après ma demande.

" Ce peuple amphibien se nomme Murlok, ils ont une intelligence surdéveloppée proche de l'humanité, mais ils n'ont fait que copier leur langage. Leurs objectifs sont de manger et de survivre comme tout animal. Ils sont de par leur intelligence classés dans les créatures les plus dangereuses de cette forêt malgré les apparences. Faisant partie de la famille des amphibiens, une température trop basse les entraînent en état d'hibernation. Opérateur, terminé."

La communication se coupe et j'ai récolté suffisamment d'informations avant de passer à l'action. Je me dirige dans la zone où la cible a été capturée. Je détecte non loin de là un petit village construit à la va-vite. Il y a pas mal de vie là-bas. Plusieurs patrouilles sont cachées dans les zones de boues à plat ventre pour surprendre d'éventuels nouveaux venus.

Avec cette brume, leur vision doit être réduite, mais j'ai aucunement l'envie de me rapprocher pour tester et ainsi me faire repérer. Je fais donc un large tour jusqu'à ce que je trouve une zone légèrement moins surveillée à l'Ouest du petit village. Je ne suis pas un mage pouvant changer la température de quoique ce soit donc il me sera impossible d'endormir ces "Murloks". Dans le cas où je me fais repérer, il me faudra me battre à mort... Peut-être que finalement, je n'aurai pas dû serrer du poing tout à l'heure, on avait simplement une différence de point de vue concernant la situation qui a abouti à une mauvaise interprétation de ses intentions.

Je me mets à sourire. Désolé de t'avoir jugé trop vite, grâce à toi, j'aurai gagné en maturité. Je suis sûr que vu ton comportement, tu ne t'en fais pas trop, mais je viens te chercher alors ne m'attend pas, j'arrive. Je le vois attaché à un poteau, la corde semble fragile, je peux la couper facilement et le porter rapidement en dehors du village de "Murloks".

Je me concentre et laisse le vent me guider dans mon chemin et coupe le silence de la forêt par l'utilisation de ma technique.

"UindoSuteppu~~"


Je cours à toute vitesse en direction du poteau que je coupe instantanément. Je porte le jeune homme sur mon dos et continu ma course à toute vitesse en retournant de là d'où je viens afin d'éviter de me faire cerner. Les créatures n'ont pas l'air d'avoir réagi à mon arrivée soudaine suffisamment vite. Une course-poursuite s'en suit, mais ma vitesse est telle que seule une embuscade en forêt pourrait me stopper. Je fuis et disparais dans les arbres lorsque j'entendis l'un d'eux crier.

"Nous vous retrouverons ! Humains !"


Je me cache avec l'assommé dans une clairière posant sa tête délicatement sur la mousse d'un rocher. Je m'assieds à côté de lui. Je suis légèrement fatiguée et de nombreuses plantes parfumes la zone. Je n'ai pas d'yeux pour le voir, mais la zone reste appréciable, elle semble me retirer toute fatigue assez rapidement. J'attendrai qu'il se réveille avant de le sortir de la forêt après tout, je lui dois bien ça à se gaillard.

"Ne t'inquiète pas, je vais t'aider à la chercher ta plante. Mais évite de courrir inutilement!"
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Sam 20 Mai - 18:02

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A la recherche de plantes acte III – Mais ils sont combiens ?

La faune locale n'est pas vraiment amicale...

  Se faire assommer n'a rien d'agréable. Mais quand en plus on est surpris par un peuple que l'on ne pensait pas si intelligent pour monter de telles embuscades, c'est d'autant plus rageant. Comment avais-je pu être naïf au point d'être pris dans un tel piège ? Dans mon inconscience, je percevais parfois les remous provoqués par les mouvements de balancier auxquels était soumis mon corps accroché à une branche large grossièrement taillée que portaient plusieurs grosses créatures qui m'avaient attaqué. Je n'avais jamais vu de tels spécimens dans le passé, autant dire que je me posais tout un tas de questions sur le fonctionnement de leur société et sur la raison qui les avaient poussé à s'en prendre à moi. Du peu que j'avais pu en observer, ils se déplaçaient toujours en meute pour attaquer. Leur petite taille pouvait constituer un désavantage, mais ils le compensaient par leurs effectifs. Tous semblaient rodés au combat, portant diverses armes, certes de facture grossière mais qui semblaient tout autant redoutables que n'importe quel instrument de mort que j'avais eu l'occasion de voir au cours de ma vie. Ils parlaient un dialecte constitué de sortes de râclements de gorge, mais avaient acquis la capacité de parler comme les êtres humains, donc ils étaient dotés d'une intelligence certaine. Oh et puis à quoi bon... Je me demandais bien pourquoi j'étais là, à réfléchir tout seul, à me parler à moi-même alors que ces informations n'auraient aucune utilité une fois qu'ils m'auraient mis à mort. Parce que bon généralement, quand on attache quelqu'un comme j'étais attaché ce n'était pas pour l'emmener à une fête surprise...

Sauf que toutes ces pensées qui défilaient dans ma tête, c'était la seule chose qui me maintenait un minimum « conscient » dans mon état passablement limite. Je les laissais donc passer, m'arrêtant parfois sur un point comme si je pouvais y trouver un potentiel point faible, repensant à la fille qui était venue ici pour me sortir de la forêt, retournant encore et encore cette interrogation dans ma tête : « Qui pouvait bien l'avoir envoyé, et de quelles informations disposent ses employeurs à mon égard ? » Je ne pouvais m'empêcher d'y penser. Si quelqu'un savait pour ma présence, il devait au moins en partie me connaître, et cela la fichait mal pour ma période tranquille, moi qui espérais rester dans l'ombre bien plus longtemps.... Je ne suis pas un agent destructeur moi. Même si j'aime constater la supériorité de mon pouvoir sur un autre, je ne suis pas du genre à me battre et à tuer inutilement à droite à gauche. Et là, une seule petite opération tranquillou, dans un coin isolé du reste de Fiore, et me voilà détecté ? Non il y avait forcément une taupe, un mec qu'il allait falloir que j'extermine au plus vite ! M'enfin si je crevais ici ça allait s'avérer compliqué. Tandis que je réflechissais à un plan pour m'échapper, je sentis que je me retrouvais soudain d'une position horizontale à une position verticale. Les créatures venaient de planter mon piquet dans le sol pour me maintenir prisonnier pendant qu'ils festoyaient. J'entendais leurs cris si étranges tandis qu'ils communiquaient entre eux,  et sentis soudain mes forces me revenir, mais je n'eus pas le temps de réagir que je sentis qu'on m'emportais après m'avoir détaché. Mon corps n'étant pas encore complètement en état, je retombai mollement et fus rattrapé par mon sauveur dont j'ignorais l'identité. Il devait s'agir de la jeune femme qui avait tenté de m'arrêter... Vu le nombre d'humains vivant dans le coin, c'était fort probable. Je me laissais porter, surpris par la force dont elle faisait preuve pour se déplacer en me portant, bien que je ne fusse pas lourd, je pesais malgré tout mon poids, et elle avançait sans perdre en vitesse. J'entendis le cri de l'un de nos poursuivants qui jura que ce n'était pas terminé, et au vu de la détermination que j'avais ressenti dans sa voix, il était clair qu'ils n'allaient pas laisser tomber ici. En tout cas, j'étais sauvé, pour le moment du moins. je sentis qu'on me déposait contre un rocher dans ce qui semblait être une clairière un peu isolée. Les fragrances florales qui envahirent mes narines m'indiquèrent que la végétation était tout à fait différente, donc que l'on s'était relativement éloigné des marais où vivaient les autres amphibiens.
J'ouvris les yeux lorsque Bisdea prit la parole pour m'expliquer qu'elle allait m'aider. Je souris, lui répondant avec entrain :

«  Bien... Je suis content que tu aies décidé de m'aider, bien que cela ne me rassure toujours pas sur les personnes qui t'ont amenée à venir me chercher ici. M'enfin, vu la faune locale, je ne suis pas contre un coup de main. Je peux t'appeler Bis ? Je pense, que nous devrions chercher un abri un peu plus isolé dans un premier temps. Les grosses bestiasses amphibies connaissent certainement les environs, et il serait désagréable de tomber sur une meute, surtout après s'être échappés de leur village. Je passe devant ? Il doit bien y avoir une sorte de petit vallon, ou des cachettes dans de très vieux troncs, cette forêt est immense...  »

En réalité je n'étais pas du tout sûr de moi, mais mieux valait trouver de quoi se mettre à couvert, au moins le temps d'être certains que la voie était libre. Je prenais le temps de jauger la réaction de mon interlocutrice, perdant globalement mon temps puisque son expression était indéchiffrable ; je jetai alors un regard aux alentours, tentant d'identifier notre position exacte, et remarquait un peu plus loin que le chemin semblait s'enfoncer dans le sol, dans une sorte de petit surplomp d'où l'on pouvait distinguer le début d'une cavité. Je souriai, et indiquai ma découverte à Bisdea. Là, on avait clairement une chance ! Je pris la tête de l'expédition sans quérir l'opinion de ma camarade, et avançai prudemment en laissant mon regard observer les alentours histoire de s'assurer que personne ne s'en prenne à nous, et descendit dans ce petit vallon. En effet, la zone était plusieurs mètres en dessous de notre position initiale. Elle était entourée de sortes de petites falaises de mousse et d'herbe noircie, et le sol y était boueux, presque aussi humide que dans les marais des Murlocs. En face d'eux, il y avait une caverne, dont les parois étaient partiellement recouvertes de lianes et de ronces, mais dont l'on distinguait nettement l'embouchure.

«  On dirait que c'est notre chance. Je passe devant ! Ne t'en fais pas, je tâcherai d'être plus prudent qu'avec nos petits amis de tout à l'heure.  »

En réalité, cette exploration me rendait particulièrement heureux. Malgré la galère, j'aimais découvrir des endroits que je ne connaissais pas, des terres mystérieuses, des espèces de créatures presque inconnues du monde... J'avais tant de chose à analyser ici ! Un sourire se dessina sur mes lèvres, qu'elle n'aurait pu deviner sous mon masque, et utilisai une ombre pour écarter les ronces qui nous barraient le passage en la transformant en une sorte de grosse pelle qui poussa les racines aux extrêmités des parois rocheuses. Une fois le chemin dégagé, je passai la tête rapidement à l'intérieur, guettant un son ou le moindre signe d'une vie intelligente, mais devant l'absence d'echos, je décidai d'aller plus en profondeur pour explorer ce tunnel. Qui sait, peut-être nous mènerait-il là où la plante que je cherchais poussait ? Pas à pas, dans la pénombre de la cavité, je tâtonnai pour ne pas me prendre un mur ou tomber sur un gros caillou, et guettai de nouveau un son. Mais ce fut finalement quelque chose d'autre qui me fit réagir.... Comme un grognement qui résonna contre la roche, avant que je ne sois partiellement aveuglé par la lueur d'une torche. Un garde ? Je me collai à la paroi la plus proche, ralentissant au maximum ma respiration, et tentai d'en voir plus ; Et je ne fus pas déçu.

La créature était une sorte de lézard géant ;  la peau écailleuse, de couleur grisâtre, elle devait dépasser les deux mètres de hauteur, et l'envergure de sa musculature laissait comprendre qu'il ne valait pas mieux s'y frotter à la légère. Armée d'une sorte de grande lance, la créature avançait avec une sorte de luciole qu'elle avait enfermée dans un bocal accroché à sa ceinture et qui éclairait tout le couloir autour d'elle. Elle s'arrêta alors à la hauteur des deux visiteurs impromptus, humant l'air tel un animal. Il grogna alors d'une voix sifflante, proche d'un murmure :






«  Kekaaaaaa....  »

J'ignorais quel était le dialecte employé par ce lézard géant, mais celui-ci inspecta la zone autour de lui, traquant les odeurs suspectes qu'il avait repéré, et avant qu'il ne tourne la tête dans notre direction, je me collai à Bisdea pour nous envelopper tous les deux d'un rocher fabriqué à partir d'ombres. L'être jeta un regard dans notre direction, s'arrêta un instant, puis repartit en maugréant. Encore une autre créature à observer ! Intérieurement, je bouillais d'impatience, mais il ne devait pas en être de même pour ma malheureuse accompagnatrice.

«  Bon... Vu que les lieux sont apparemment habités, je comprendrais que tu veuilles rebrousser chemin. Que fait-on ?  »

J'allais la laisser décider pour cette fois. Je guettai sa réponse, alors qu'un énorme fracas résonna un peu plus loin.

Le fracas des armes. Et bien plus de grognements encore.

*Merde....*





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Jeu 25 Mai - 0:26

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Alors que nous étions au calme dans une clairière qui nous permettait de nous reposer le farceur décide de partir encore une fois à l'aventure. J'ai décidé de l'aider en sachant qu'il était du type à aller jusqu'au bout de ce qu'il entreprend et que je ne veux pas perdre du temps en lui forçant la main.

Je fais donc abstraction de ces caprices et le suis dans ses péripéties sans rien dire. Je l'écoute parler gardant le silence et scrutant les alentours. Au loin une créature à peau écailleuse dans la grotte j'ai beau essayer d'identifier l'espèce cela ne me dit rien. Les seuls animaux possédant une peau de cette forme sont généralement les reptiles.

Je continue d'analyser la situation même si mon coéquipier prend certains devant en me montrant l'étendue de ses pouvoirs. Une telle capacité de camouflage ne serait être ignorée si l'adversaire n'avait pas une vision basée sur la chaleur émise par les corps environnant. La cible part dans une autre direction après nous avoir faits face. Je suppose fortement qu'il nous ait repérés.

Une fois la créature partie, l'homme m'adresse la parole me demandant mon avis concernant la situation. Je n'eus encore pas à ouvrir la bouche. En effet, une créature un peu plus imposante l'a ouverte avant. Son cri raisonne dans toute la grotte et je n'ai aucun moyen de masquer notre présence. Encore une fois notre seule option est la fuite, mais il ne s'en rend certainement pas compte. Je lui attrape la main et annule toute force de frottement ralentissant notre course.

Il a certainement jamais couru aussi vite de sa vie et il ne doit ressentir aucune fatigue particulière. Lorsque j'ai appris ces techniques, ça m'a toujours fait une sensation étrange. Il est certainement dans cette situation-là maintenant qu'on est caché à l'extérieur dans les buissons.

Peu de temps après notre course rapide une créature imposante sort suivie d'une ribambelle d'humanoïdes à la même peau que celui que l'on a rencontré précédemment. Ils ont l'air d'être des formes de vies intelligentes, mais leur langage semble différent et plus éloigné que celui des Murloks de tout à l'heure.

Je force mon compagnon d'infortune à rester cacher alors que les troupes s'éloignent de la grotte. Leur objectif n'était peut-être pas nous finalement. Maintenant que tout ce peuple est sorti, il voudra surement effectuer une entrée. Je soupire en m'exprimant.

"Fait donc ce que tu veux, je te couvre."

Nous entrons donc dans la grotte je ne descelle aucune présence et fait oui de la tête à Heaven pour lui dire que la voie est libre. Nous entrons donc dans le repère de ces soldats à peau écailleuse. Je mets mes sens en alerte afin que rien ne passe entre les mailles de ma détection qui diminue de plus en plus. Je ne remarque rien de suspect et le vent peu présent dans cette grotte me laisse à penser que nous allons vers une impasse.

"Je pense qu'il n'y aura rien dans la direction dans laquelle nous allons. Aucune plante ne peut pousser sans lien avec l'extérieur et je ne remarque pas la présence de vent, je ne peux pas aller plus loin."

J'attends donc les bras croisés contre un mur de la grotte que la cible termine ce qu'elle a à faire. J'espère juste qu'elle ne prendra pas trop de temps. Je ne sais pas à quel point cette grotte est grande, mais je n'ai pas envie d'y rester trop longtemps.

Ma lacrima de communication s'active, je vais décrocher, on sait jamais ça peux être important.

"Bisdea on a besoin de toi de toute urgence pour une autre mission. Où en est la recherche de la cible ?"

"Ici Bisdea, la cible est actuellement en train de chercher des éléments qui le concerne et refuse d'obtempérer si je ne l'aide pas. Je préfère régler ça sans violence."

"Je vous laisse le prévenir une dernière fois de quitter cette forêt. Dans le cas contraire repliez-vous, c'est un ordre."

"Bien reçu. Bisdea, terminé."

"Opérateur, terminé."


Les ordres sont les ordres et la zone ne me donne aucunement envie de continuer. L'homme revient, heureusement, il n'a pas pris trop de temps.

"J'aimerais te prévenir que je n'ai plus beaucoup de temps alors si tu ne trouves pas très vite ce que tu es venu chercher, je te laisse ici pour mort. Je te prierai de ne poser aucune question sur le pourquoi de ma prévention."

Il le prend sans doute mal, mais c'est aussi bien pour lui que pour moi et de plus, j'ai une mission qui requiert ma présence de toute urgence.
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Dim 2 Juil - 13:27

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A la recherche de plantes acte IV – On dirait que mon « alliée » est plutôt pressée...

Il est temps de mettre les choses au clair.

  Je n'eus pas le temps de pousser plus loin mon analyse des lieux et de ce peuple des plus fascinants que je fus interrompu par l'intervention  tout sauf bienvenue de ma surveillante improvisée qui, non contente de s'éloigner du lieu de villégiature de ces êtres, me certifia que je n'avais aucune chance de trouver les plantes que j'étais venu chercher dans cette grotte. Mais elle gâchait tout le plaisir de l'exploration et de la recherche ! Oui je lui avais demandé son avis mais enfin, je m'attendais à ce qu'elle me dise attendre pour me laisser faire mon travail ! Bon sang, pourquoi même quand j'avais une chance enfin de faire les choses pour moi-même, tranquillement, pourquoi fallait-il qu'une folle envoyée par des inconnus vienne me traquer ici et perturber mes recherches ? Ne comprenait-elle pas qu'au-delà de mon objectif principal, il y avait la possibilité ici d'étudier de près des espèces qui n'avaient probablement jamais été répertoriées ? Qu'il y avait là une civilisation dont on ne connaissait rien, et qui se développait dans la brume de ces mystérieux bois, loin des regards du monde qui les ignore totalement ? J'eus envie de pousser un hurlement de protestation à l'instant où elle m'agrippait pour s'élancer dans une course des plus étranges en m'éloignant de mon nouveau sujet de recherche, mais il n'en fut rien, elle ne m'en laissa pas le temps, il ne lui fallut qu'une poignée de secondes pour nous éloigner de la grotte.

Renfermé sur moi-même, boudant clairement cette intruse qui se mêlait ainsi du bon déroulement de cette étude, je remarquai finalement au bout de quelques minutes que sa course était tout sauf celle d'un être humain normal. Ou tout du moins que son pouvoir lui permettait, ainsi qu'à moi même de courir sans la moindre fatigue, comme si mes pieds se contentaient de flotter et de se déposer l'un après l'autre sans que je n'aie à émettre la moindre pensée dans ce sens. J'imaginais qu'elle devait posséder un pouvoir lié au vent ou quelque chose de similaire. Il allait falloir à un moment ou à un autre que je lui pose des questions à celle-là. Elle laissait trop d'interrogations sur sa personne. Et je n'étais pas homme à me contenter de silences froids et de réponses qui n'allaient pas dans mon sens !  Nous vîmes passer une colonne de ces créatures reptiliennes, et pendant que je m'apprêtais à reprendre mon étude des lieux, notamment pour savoir où elles se rendaient, mon alliée reçut un appel sur ce que j'identifiai comme une lacrima de communication. Je ne cherchai pas à savoir ce qu'il se disait, j'observai le sol, trop content de pouvoir réiterer mes observations. Leurs traces indiquaient toutes la même direction. Il était évident au vu de l'absence d'un couloir de vent dans la galerie et d'une odeur d'humidité que la grotte ne menait à rien d'autre qu'un camp de ces monstres, aussi je fis demi-tour.

Lorsque j'atteignis la sortie de la caverne, mon accompagnatrice désigné me toisa du regard avant de m'annoncer que j'avais plutôt intérêt à trouver rapidement ce que j'étais venu chercher, car dans le cas contraire, j'allais être laissé pour mort sur place. Ah je vois... Cela devait être lié à la lacrima que j'avais vu un peu plus tôt. C'était donc un ordre de ses employeurs, elle devait s'activer car elle était convoquée ailleurs. Sauf que je n'en avais rien à cirer des consignes qu'elle avait reçu. Je m'approchai alors sans crier gare, ôtant mon masque de devant mes lèvres, et l'attrapa par son col, mon regard braqué sur le sien, avec l'intention claire de lui tirer les vers du nez.

«  Bon maintenant, j'en ai assez des secrets, de cette espèce de surveillance qu'on me colle sans que je ne puisse rien à savoir à son secret. Donc on va être clairs : Je suis un scientifique, TOUT ce qui m'intéresse je l'observe, et ces deux civilisations en font partie. Et ce même si cela doit me ralentir dans la recherche des plantes. Je ne suis plus à ça près de temps perdu pour ralentir ce qui me ronge. Donc si tu veux que je coopère, il va falloir parler un peu plus madame. Qui t'envoie ? Pour quelle foutue raison connaissent-ils mon existence ?  »

Je venais d'hurler sans même chercher la moindre discrétion. J'en avais plus qu'assez d'être tenu en laisse et que par-dessus tout on y ajoute des menaces. J'étais un mage noir, il ne fallait pas l'oublier ! Et ce n'était pas une bande de criminels de l'ombre et leur chien de guerre qui allaient m'arrêter dans ma quête de connaissances. C'était pour ce motif que j'avais rejoins les Grimoire Heart, c'était dans ce but que je parcourais tout Fiore pour amasser le maximum d'informations qu'il m'était possible de glaner. Si JE décidais que quelque chose méritait mon attention, personne pas même elle ne saurait m'arrêter. Donc soit elle coopérait et acceptait de me fournir les réponses que j'attendais, soit il allait falloir que je la laisse ici, quitte à employer la force si nécessaire. Là, ce qu'elle venait de m'annoncer c'était la goutte d'eau qui avait détruit le barrage. Je lâchai cependant la jeune femme et me retournai pour jeter un œil aux alentours et décider de la direction à prendre, attendant une réponse de sa part. Mais avant que je puisse ajouter quelque chose, des tambours retentirent, puis d'autres, puis des hurlements bestiaux résonnèrent dans les bois, avant qu'un fracas bien plus important ne fasse trembler le sol. L'odeur du sang se mêla à celle des arbres. Oh bon sang, une bataille ! Il fallait que je voie cela de mes propres yeux, pour chercher à savoir ce qui pouvait motiver ces créatures à se battre. Sans crier gare, j'utilisais les ombres entre les arbres pour me déplacer bien plus rapidement, tentant de semer la demoiselle qui était visiblement décidée à obéir aux ordres de ses supérieurs. Cela me coûterait pas mal d'énergie, mais peu importe, l'intérêt scientfique passait avant tout le reste ! Je parvins à rejoindre la canopée de ronces la plus proche du champ de bataille, et restait à bonne distance pour ne pas m'y retrouver mêlé. Là, en contrebas d'un flanc de colline, des murlocs équipés d'armures de métal travaillé et de lances finement taillées se battaient contre une troupe plus réduite des créatures reptiliennes qui grognaient rageusement. Ces dernières possédaient un armement bien plus rustique, mais leur solidité naturelle leur permettait d'encaisser tant de coups qu'il fallait plusieurs murlocs pour venir à bout d'un seul de ces guerriers. J'observai presque fasciné ce spectacle, cherchant ce qui avait bien pu causer ce conflit, et remarquai que la bataille avait lieu autour de ce qui ressemblait à un petit champ ; ce dernier était à peine visible tant il semblait petit au milieu du sol boueux couvert de mauvaises herbes de ces bois mais il était bien là, et c'était le seul endroit du champ de bataille que les belligérants évitaient soigneusement.

Je voulus me pencher un peu plus pour voir ce qu'il y avait comme plantes dans ce petit champ pour attirer le regard de ces créatures, mais je finis par glisser de ma branche, tombant au beau milieu de la bataille en cours.  Les combattants marquèrent une pause, ayant tous remarqué ma présence, mais leur regard se fit soudainement bien plus agressif alors qu'ils remarquaient sur quoi j'étais tombé ; oups, adieu les jolies petites fleurs. Des hurlements résonnèrent de toutes parts alors que les monstres voulurent se jeter sur moi pour me punir de mon intervention. Pas le choix, il allait falloir que j'use de mon pouvoir. Je pris la forme d'une ombre pour devenir intangible, marchant au milieu des créatures, et soudain, les reptiliens cessèrent de m'attaquer, alors que les murlocs braquaient toujours leurs armes sur moi. Et là, il se produisit une chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout ; les grands costauds s'inclinèrent tous ! Ils devaient me prendre pour une sorte de divinité, en tout cas leur attitude laissait entendre qu'ils n'avaient jamais vu un pouvoir similaire au mien. Je soufflais, voyant là une chance d'obtenir ce que je voulais, et pointait du doigt les créatures aquatiques, soufflant ce son que j'avais entendu un peu plus tôt maladroitement :

« Kekaaaaaaa !!!  »

Les hurlements reprirent, et les reptiliens se jetèrent avec d'autant plus d'ardeur dans la bataille, repoussant un à un leurs ennemis qui ployèrent sous la force des combattants géants. Je repris forme humaine en soufflant, tandis que mes « alliés » vinrent à ma rencontre, comme pour s'encquérir de mes intentions. Je pris alors l'une des fleurs écrasées, la désignant, puis leur désignant mes cicatrices après avoir soulevé ma capuche pour qu'ils les voient. J'ignorais s'ils avaient compris, mais ils m'entourèrent, et l'un d'entre eux prit la tête de la marche. Parfait, les choses évoluaient dans le bon sens.







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Dim 2 Juil - 15:31


Agrippée par le col, regardée fixement, j'attends de savoir ce que cette brute suicidaire veut de moi alors que je lui énonce des obligations vitales autant pour lui que pour moi. Mais voilà qu'il me pose des questions personnelles et un mot vient tiquer mes oreilles. "Scientifique". Je comprends donc pourquoi il est aussi suicidaire. Tout scientifique tant qu'il est vivant ira vers le plus grand des dangers pour "la science" qu'ils disent.

Dans la continuité de ses remontrances, il ne se prive pas de poser des questions plutôt étranges pour un scientifique qui aurait dû deviner que mes ordres étaient purement militaires. Cependant, il semblerait que ce jeune suicidaire ne soit pas qu'un simple scientifique et je commence à comprendre pourquoi il utilise si peu son pouvoir. Il parle d'un mal qui le ronge et du fait que l'on m'envoie connaissant son existence.

Il est vrai que le Conseil ne m'a donné qu'un ordre simple allé chercher quelqu'un qui est entré dans cette forêt, mais maintenant qu'on est bien avancé, ils ont décidé de me faire revenir pour une quelconque urgence. C'est plutôt étrange, je vais appeler mon opérateur plus tard pour m'éclaircir un peu plus si ce n'est pas encore une de ces âneries tops secrètes qui me laissent un goût amer dans la bouche.

Je m'apprête donc à lui répondre que le voilà parti comme un cabri en direction d'armes s'entrechoquant les unes aux autres. Une bataille faisait rage et il ne se priva pas de partir rapidement, mais surement en quête de "science". Quelque part tant mieux j'ai pas à lui dire pour qui je travaille et je pourrai me renseigner sur sa deuxième question plutôt intrigante.

Je sors donc une lacrima de ma poche afin de contacter une nouvelle fois mon opérateur pour plus d'informations.

"Ici Bisdea, j'aimerai quelques informations concernant la mission en cours."

"Ici Opérateur, je t'écoute Bisdea."

"Je suis désireuse de savoir si vous avez des quelconques informations sur la personne que je suis supposé ramener puis maintenant laisser tomber pour une urgence qui fait l'objet de ma deuxième question. Quelle est cette urgence ?."

"Son nom est Heaven, il fait partie de Grimoire Heart et possède des connaissances particulières et un cas que le conseil est désireux d'avoir. Sa présence dans cette forêt a été découverte à l'aide de l'une de nos lacrima posée à l'entrée de la forêt attendant simplement qu'il vienne intéressé par les propriétés médicinales de la végétation. L'urgence actuelle concerne la découverte d'une planque de contrebandiers non loin de ta position."

"Est-ce vraiment une urgence ? Si cet Heaven est si important pourquoi le laisser tomber pour des contrebandiers ?"

"Il est aussi recherché, car il fait partie d'une guilde illégale. Sa mort n'en est que profitable à tous."

"Je comprends ... Bisdea terminée."

Donc en somme, ce pauvre gars qui n'a rejoint une guilde noire certainement pour avoir plus de sérieux et de liberté qu'avec les guildes légales, se retrouve encore plus dérangé par la présence de traqueurs comme moi...

Je soupire donc et décide d'aller l'aider et il ne fallut pas longtemps pour que j'arrive sur les lieux et que j'assiste à une scène peu orthodoxe. Le dénommé Heaven semble s'être fait de nouveaux amis ou devrais-je dire esclave ? C'est relativement complexe, mais je n'aime pas la tournure des événements. Si cet homme est dangereux, ce que je pense être erroné au vu de son comportement, il ne faudrait pas qu'il se face ami avec une population reptilienne dangereuse pour l'homme.

J'aurai dû poser des questions concernant ces reptiles. Si on connaît les Murlocks, je ne comprends pas comment il est possible de ne pas connaître ces créatures. Je m'éloigne donc de la scène actuelle afin de mener ma petite enquête dans la grotte. Je touche les murs et remarque qu'il y a de fines lettres étranges dans la roche. Ils semblent communiquer via un langage et ont même un alphabet... Il n'est donc pas étonnant qu'ils aient une religion.

Je continue plus profond dans la grotte où tout m'est très difficilement perceptible par absence de vent, mais une statut m'intrigue. Elle est de taille humaine et sa forme est très proche de celle d'Heaven. Un symbole étrange semble être présent sur cette statue et alimenté par de la magie au niveau du visage... J'ai cru comprendre qu'il était atteint de quelque chose qui le rongeait, mais s'il avait un lien avec ces êtres, il serait le premier à être intéressé par cette découverte.

Je claque alors ma langue un peu dérangée de ne pas l'avoir laissé continuer ses recherches dans cette grotte et retourne rapidement le prévenir de ma découverte. Les contrebandiers attendront.

Alors que je m'approche de la zone, je remarque que quelque chose ne va pas. C'est trop calme et les Murlocks ne sont pas si calmes d'habitude... Je me précipite en direction de la zone le plus vite possible.
Je vois que les Murlocks ont été décimés et que les lézards sont prosternés devant le jeune mage qui ne semble pas trop voir où il y aurait un problème. Je m'approche de lui rapidement afin que les lézards ne me remarquent que quand je suis à ses côtés.

"J'ai un truc à te montrer et je pense que ça pourrait t'intéresser."

Je ne sais pas s'il est ou non la divinité de ces lézards, mais il leur apporte peut-être magie et intelligence au travers de la statue. C'est une sorte de symbiose transmise de par une malédiction particulière ou alors juste un phénomène de cette forêt qui ne correspond qu'à une simple coïncidence. De toute façon, je me suis décidée à l'aider et à arrêter de lui donner des ordres. Après tout les scientifiques ne sont que des boules de nerfs tant qu'ils n'ont pas abreuvé cette soif de connaissance... Maintenant que j'y pense les lézards me fixe bizarrement du regard.

Je retourne ma tête en direction d'Heaven en faisant un "non" de la tête pour lui faire comprendre que ce n'est pas le moment de se débarrasser de moi.
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Sam 23 Sep - 22:32

A la recherche de plantes acte V – Sur le chemin de la guerre

Il est temps de mettre les choses au clair.

Intérieurement, je me demandais encore comment j'avais fais pour en arriver là. J'étais entouré de soldats d'une tribu primitive, qui auraient pu me déchiqueter sans le moindre efforts, et loin de me menacer, ceux-ci me servaient de gardes du corps. Et alors que j'avais cru voir ma vie défiler quelques instants plus tôt, je me trouvais dans une situation que l'on pouvait estimer des plus confortables dans cette forêt. J'avais eu raison sur mes pressentiments envers ce peuple... Même si leur côté pur guerrier et leur forte odeur me répugnaient quelque peu, il y avait quelque chose qui semblait fascinant dans leur culture, une sorte de lien très fort à celui qu'ils estimaient comme leur chef. Enfin je supposais qu'ils me considéraient comme tel... Et mes soupçons allaient rapidement se confirmer. Alors que nous nous apprêtions à partir au cœur du bois à nouveau, cette mage qui avait tenté de me ralentir et de me faire partir d'ici vint à ma rencontre. Malgré ma méfiance à son égard, je conservais un regard qui se voulait neutre, sans dégager la moindre animosité. Elle voulut me conduire quelque part, aussi je fis signe à mes « alliés » que j'allais suivre les indications de ma guide improvisée. Ceux-ci acquiescèrent en émettant des grognements auxquels ils se répondirent les uns les autres. Ils m'emboîtèrent le pas alors que je m'engageais derrière la demoiselle des plus mystérieuses. Je continuais à me poser beaucoup de questions à son sujet, car elle ne m'avait toujours pas dit en détail qui étaient ses employeurs, ni pourquoi ils voulaient à tout prix me mettre des bâtons dans les roues.

Lorsque je reconnus la grotte que j'avais décidé d'explorer un peu plus tôt et dont elle m'avait sorti précipitamment, je contenais un grognement de mécontentement, et marmonnais un « sérieusement on est revenus pour ça ? » . Cependant, l'endroit où elle me conduisit balaya pendant un court instant mon animosité à son égard ; au bout du chemin que je n'avais pas pu voir jusqu'à la fin, se trouvait une sorte de statue grossièrement taillée dans un bois qui paraissait très ancien tant il était marqué par les âges et l'humidité. L'oeuvre séculaire, dont l'origine semblait tout autant ethnique que religieuse, représentait une silhouette humaine, très proche de quelqu'un qui m'était familier... A vrai dire, elle me représentait ! Comment était-ce possible ? J'imaginais que cela devait être une sorte de prophétie ou quelque chose du genre, ou peut être un sosie du passé qui avait régné sur ces créatures. Toujours était-il que quelque chose semblait me lier à elles. J'approchais, touchant du doigt le bois de la statue, et soudain, je fus parcouru de frissons funestes. Je fermais les yeux un instant, prenant le temps d'appréhender ces sensations nouvelles. Lorsque soudain, une voix se mit à résonner derrière moi :

« Seigneur élu... Etes vous blessé? »

Qui ? Quelqu'un était entré dans la caverne entre temps ? Je tournais la tête, surpris, mais ma camarade, elle, n'avait pas bougé. Je comprenais alors pourquoi : la voix provenait de l'un de nos guides lézards ! Mais c'était impossible, pourquoi les comprenais-je soudainement ? Etait-ce lié au fait que je venais de toucher la statue ? Le lien avait-il été rétabli ? Je pris une grande inspiration et tentai ma chance :

« - Est-ce vous qui venez de parler ?

- Tout à fait, seigneur élu.. Etes-vous surpris ? Vous êtes notre maître, comme l'a dit la prophétie, l'ombre obscure qui portera la mort sur nos ennemis est vôtre...

- Une prophétie ?.. Que dit-elle ?...

- La prophétie raconte que le guerrier de l'obscurité mènera les nôtres à la victoire au combat, et détruira nos ennemis lorsque les cendres du premier maître ne feront qu'unes avec le corps de l'élu...

- Les cendres du premier maître ? Pourriez-vous m'y conduire ?
- Seul l'ancien Garok a la connaissance des lieux anciens... Nous allons vous guider à lui, seigneur élu.  »

Il n'y avait pas besoin d'en rajouter. Cette histoire de prophétie, de pouvoir supplémentaire, avait captivé mon esprit. Bon sang, il fallait que je sache ! Mon regard avait dû changer du tout au tout. Si l'autre l'avait remarqué, je me demandais surtout s'il avait compris la conversation, ou n'avait entendu que des grognements. Après tout, le fait que je les comprenne ne voulait pas dire pour autant qu'ils s'étaient soudainement mis à parler notre langue. J'étais même persuadé que c'était plutôt une sorte de « traduction en temps réel » qui faisait que je pouvais parler normalement comme toute conversation et m'exprimer dans les faits dans le dialecte de ces créatures. Et dans cette optique, cela signifiait qu'elle ne pouvait pas deviner mes intentions réelles ! C'était parfait. Je retenais autant que possible les muscles de ma mâchoire pour ne pas sourire trop largement. Je me tournai alors vers ma camarade de la journée, et lui annonçait notre destination en conservant les meilleurs détails pour moi :

«  Je ne sais pas pourquoi, mais il semblerait que j'ai acquis la capacité de comprendre ces créatures. Ils veulent nous conduire à un ancien parmi les leurs, qui pourrait nous guider aux plantes que je recherche. Autant profiter de ce statut de divinité.  »

Je ne cherchais pas à savoir si celle-ci approuvait ou se méfiait, il paraissait évident qu'elle se douterait de quelque chose. Je suivais alors mes gardes, qui nous guidèrent jusqu'à un ensemble de lianes qui semblaient bien plus solides que leurs consoeurs un peu plus loin. Le premier des lézards tira sur l'une des tiges végétales, et celle-ci déploya un large filet. Aussitôt, nos compagnons se lancèrent à l'assaut de ce chemin qu'ils s'étaient construit dans les arbres, ce que je fis à mon tour une fois la route dégagée. A ma grande surprise, la matière, qui ressemblait à s'y méprendre avec du lierre, était étonnement solide. Celle-ci ploya à peine sous le poids de mon corps, et je n'eus aucun mal à trouver les prises nécessaires à mon ascension. Je parvins ainsi rapidement à hauteur de la cime des plus grands arbres, où le terrain était bien plus lumineux. Et le spectacle était tout autre que celui que j'avais pu voir près de l'entrée de ces bois ; là, des habitations de bois finement bâties abritaient des centaines d'individus similaires à ceux qui nous guidaient. Il y avait des enfants, des vieillards, des guerriers, des cueilleurs... Chacun semblait avoir son rôle. J'ignorais sur quels critères se basaient les classifications de leur société, mais elle semblait bien mieux organisée que ce que laissait entendre leur aspect primitif. Je jubilai d'avance, imaginant quel genre de puissance ces êtres pouvaient m'apporter à travers la prophétie qu'ils avaient mentionnée... Nous arrivâmes alors soudainement face à un temple, enfin du moins une construction que j'assimilai à une telle fonction, et nous entrâmes alors dans la salle principale. La, un vieux lézard, bien plus encore que les anciens en ville, nous faisait face, affalé dans un trône. Celui-ci entrouvrit alors ses yeux bien lentement, et un large sourire se dessina sur ses lèvres écailleuses alors qu'il dévoilait ses dents pointues :

« - Seigneur, vous voilà de retour parmi nous... La prophétie était donc vraie, votre réincarnation va nous apporter la victoire...

- En effet, c'est bien moi, je suis de retour parmi vous, mes bien chers amis. Conduisez moi au cendres du premier maître. Je détruirai vos ennemis avec votre puissance.

- Nous attendions tant votre venue... Nous nous sacrifierons pour vous y conduire. Les cendres se trouvent au cœur d'un temple ancien, gardé par ce peuple qui est notre ennemi séculaire... Ces murlocs.

- Faisons en sorte alors de briser leurs défenses. Nous nous emparerons de ce temple, et les cendres rétabliront le pouvoir de votre seigneur !  »

Je n'eus pas besoin d'en dire plus. L'être poussa un long hurlement qui résonna dans tous le village, et auquel tous, y compris les paysans répondirent d'un seul homme. La consigne était claire. L'élu est là, la guerre est imminente, passons à l'attaque. Je tournai mon regard vers la mage qui m'avait accompagné au cours de cette aventure. Cette fois-ci, je ne pouvais contenir mon excitation.

«  On dirait que nous allons nous retrouver au cœur d'une guerre cette fois-ci. Un peuple va devoir laisser sa place à l'autre.  »

Comment allait-elle réagir ? Au fond je m'en fichais. La perspective de ce pouvoir nouveau était trop alléchante.







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Dim 24 Sep - 13:06


Simplement me suivre ne lui avait pas suffit et une discussion étrange qui m'est malheureusement incompréhensible c'est engagée rajoutant à mon inquiétude vis à vis de ce qu'ils me réserveraient. Je décide de faire confiance à Heaven revenant vers moi pour me prévenir de ce que j'avais déjà plus ou moins remarqué. Je lui souris comme une adulte à un enfant qui s'amuse, je commence à me demander si tout ça est une bonne chose et si je ne devrais pas simplement partir de cette forêt.

Sérieusement je reste tout de même curieuse et puis s'ils ne me rappellent pas de suite, c'est qu'ils n'ont pas tant besoin que ça de moi non ? Je partirai si jamais je suis rappelée, j'ai l'impression que quelque chose de pire se prépare ici. Je suis le groupe de lézard ainsi que Heaven passant par un passage légèrement accidenté avec peu de vent je me retrouve presque aveugle à faire attention à chaque pas manquant presque de tomber sur une surface de végétation semblable à du lierre.

Si on s'enfonce encore plus je serai totalement aveugle l'air devient de plus en plus renfermé. Les lézards semblent ignorer ma présence comme si je n'étais qu'une simple nuisance alors qu'ils ont l'air de faire très attention à leur "divinité". Un peu énervée, je me lâche dans le vide en utilisant les lézards qui m'ont ignoré comme appui dans ma chute sans trop appuyer, je ne désire pas les faire tomber. Arrivant presque au sol, je ralentis fortement ma chute d'un coup-de-poing sous pression au sol.

"Uindokanaruzu"

Je laisse ainsi une marque assez prononcée au sol qui se referme étonnement. Les lézards continuent cependant à m'ignorer et continuent à escorter Heaven comme si mon petit show n'était rien. Je serre des poings un peu vexée et continue de les suivre en m'approchant de plus en plus au fur et à mesure que mon périmètre de vision n'atteint même plus le mètre.

En passant dans un petit trou, je récupère toutes mes facultés sensorielles. Nous nous retrouvons dans une ville souterraine régie en air par plusieurs orifices. Il semblerait que la zone soit originaire d'une civilisation très ancienne, la pierre est recouverte en majorité de mousse, un cours d'eau se fait entendre et passe par différentes parties de la ville.

En suivant le groupe, je remarque que nous arrivons à la source du cours d'eau, un grand bâtiment très silencieux qui semble monter jusqu'à très haut dans ce souterrain. Une cascade doit se trouver au-dessus afin que de l'eau arrive jusqu'ici. C'est un système assez primitif mais très intelligent pour les besoins en haut d'une civilisation.

Nous arrivons donc à l'intérieur du temple et la conversation qui suit est encore dans une langue qui m'est totalement inconnue, mais semble faire jubiler certains lézards. Je reste sur mes gardes, je ne sais pas ce qu'ils pourraient préparer en tout cas, je ne risque rien, ils ont totalement décidé de m'ignorer ça ne fera que m'aider dans ma surveillance.

Heaven s'adresse à moi après cette conversation sans exactement me dire toute la conversation, mais en me donnant une indication précise comme si cela était une obligation.

"Je ne sais pas ce que tu comptes faire en t'alliant à ces lézards, mais je pense que s'ils ont un lieu aussi sécurisé, ils n'ont pas besoin de faire la guerre aux Murlocs pour survivre. Derrière les camps Murlocs qui nous encerclent il y a possibilité pour les lézards de s'attaquer aux humains et je refuse de prendre ce risque. Si toutefois ta décision est de tuer les Murlocs, accompagné de ces lézards, alors je n'hésiterai pas une seconde à te faire barrage comme il se doit avec tout les moyens à ma disposition et tu pourras dire adieu à ta tranquillité de chercheur. Ne te fais pas avoir par des promesses de grandeur, tu mérites mieux que ça. Si c'est une plante que tu cherches alors je te suivrai, si c'est une guerre dangereuse pour un autre humain que toi alors je serai ton adversaire. Je t'attendrai à la sortie et surveillerai tes agissements le choix est à toi désormais."

J'espère avoir été claire en posant les bons arguments et me dépêche de disparaître à grande vitesse en faisant le chemin inverse pour sortir de la ville et de la grotte. Je dissimule ma présence à la sortie afin de surveiller les agissements d'Heaven. Du haut de mes arbres, je l'attends et me prépare à une éventuelle bataille où je le ferais sortir de cette forêt par la force et le ferai juger comme il se doit par le conseil magique... S'il te plaît ne fait pas de bêtises.

Il aurait dû demander directement où était cette foutue plante plutôt que de se lancer dans une guerre aux conséquences sans doute grave. "Je profiterai de mon titre de divinité" qu'il disait, je ne vois qu'un homme facilement manipulé avec des pouvoirs convoités.
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Ven 27 Oct - 13:29


A la recherche de plantes acte VI – L'ambition qui dépasse tout  

Aux armes amis terriens...

  Celle qui avait donc été à mes côtés une partie de la nuit avait donc clairement défini ses intentions. Non elle ne m'aiderait pas dans ce conflit que je m'apprêtais à mener, pire elle allait se poser en opposante. Soit. De toute manière, je comptais m'en débarrasser. Et si elle voulait se dresser sur ma route pour m'empêcher de mener mon but à bien, à savoir en connaître toujours plus sur mon pouvoir, elle ne serait guère plus qu'un adversaire à ajouter à ma liste, déjà bien longue. Décidément ce monde n'était pas fait pour les véritables chercheurs, qui voulaient en savoir plus sur les arcanes les plus obscures de notre histoire et de notre monde. Je poussai un soupir, et pris appui sur un rebord juste derrière moi, tandis que les guerriers partaient s'affairer pour la guerre. Je plongeai alors mon regard droit face à celui de cette mystérieuse envoyée – du moins là où j'imaginais qu'ils puissent se trouver – et pris la parole, avec l'intention qu'elle comprenne mes intentions.


«  Qu'on soit clairs l'un envers l'autre. Mon seul but dans ce monde, c'est d'en savoir toujours plus, et ça quel qu'en soit le prix. Si pour accéder à cette plante, je dois profiter de mon pouvoir nouvellement acquis et déclencher une guerre, je le ferai. Et...  »


Je n'eus pas le temps d'en dire plus. Elle avait utilisé ses pouvoirs pour se déplacer très rapidement hors de ma vue, pour « m'attendre » comme elle me l'avait clairement signifié. Fort bien, le message était passé. J'aurais au moins essayé de la convaincre.


«  L'ambition n'a pas de prix Heaven. En ce sens nous sommes pareils.  »


Cette voix... Je jetai un rapide coup d'oeil autour de moi en sursautant, mais il n'y avait personne d'autre que les lézards ici. Et aucun d'entre eux qui eusse une voix si profonde et dégageant une aura si intimidante.


«  Ne me cherche pas dans les alentours jeune mage. Je suis toi, et tu es moi. Enfin j'incarne plutôt ce pouvoir qui t'envahit peu à peu depuis ton enfance.  »


Alors cette voix provenait de ma tête... Mais pourquoi ne l'avais-je pas entendu plus tôt ? Il fallait que j'en sache plus concernant cette mystérieuse apparition.

« - Seriez-vous ce fameux... « premier maître » dont parlent les Unas ? Pourquoi ne vous êtes vous pas manifesté bien plus tôt auprès de moi ? Je cherche des réponses depuis si longtemps...

- En effet. Je me nomme Acheron. Je suis le premier mage à avoir exploré les arcanes des ténèbres les plus obscures de ce monde. Car contrairement à mes collègues qui défendaient une prétendue lumière créatrice, je cherchais les réponses dans l'obscurité, celle qui dévore tout. Le passé, les origines de notre monde... Tout cela provient de l'obscurité. J'étais tout puissant à l'époque, j'ai rallié à ma cause de nombreux peuples. Mais aujourd'hui, il ne reste guère que quelques sectes qui se souviennent encore de mon nom. Sauf qu'un jour je suis tombé sur toi, Heaven, et j'ai ressenti tout le potentiel de ton ambition. A l'époque, elle était encore innocente, mais tu étais différent de tous ceux qui par le passé avaient tenté de s'emparer de mes pouvoirs. Tous étaient morts. Mais pas toi, tu m'as accepté, tu as laissé mon essence ne faire qu'une avec la tienne. Et tu es devenu ainsi l'héritier de mon pouvoir. Il m'a fallu du temps, car le processus a complètement éteint ma personnalité et mes réels pouvoirs, et tu n'as obtenu qu'une ébauche de celui-ci... Si j'ai pu entrer en contact avec toi, c'est que ton corps a presque atteint la maîtrise complète des ténèbres dont tu as hérité.

- J'ignore jusqu'où vos recherches ont poussé leurs limites, mais je dois avouer que je trouve cela passionnant... Ainsi donc ces marques sur mon corps ne sont que le signe d'un réveil progressif de votre essence ? Mais que vais-je devenir lorsque je serai entièrement possédé?

- Tu n'as pas idée, Heaven, tu n'es qu'à l'aube de tes connaissances de ce monde et des autres. Lorsque la marque aura recouvert entièrement ta peau, celle-ci disparaîtra pour fusionner avec ton cœur. Dès cet instant, ton pouvoir changera du tout au tout. Fini les ombres, tu seras les ténèbres elle-même. Celles qui absorbent, dévorent, détruisent. La contrepartie, c'est que parfois, lorsque tu en feras trop usage, ton pouvoir fera de toi une créature d'ombre destructrice avec un instinct totalement dénué de réflexion. Tu te réveilleras probablement non sans avoir tué des dizaines de personnes si ce n'est plus haha...

- Je vois... Et vous ? Que va-t-il advenir de vous lorsque cela arrivera ?

- Je serai ton guide. Rien de plus. Mon temps en ce monde est fini, je ne suis plus qu'un esprit retenu parmi les vivants. C'est toi et toi seul qui sera maître de ton corps. Allez. Nous poursuivrons cette conversation plus tard. C'est le moment de mener ta guerre Heaven.  »

Je n'en revenais pas. Toutes ces révélations... Cela allait bien au-delà de mon imagination et de mes rêves les plus fous ! j'allais pouvoir connaître tant de choses, accomplir tant d'objectifs avec un tel pouvoir ! Oh bon sang, et dire que cette nana avait essayé de me retenir... Elle n'avait pas idée de ce qu'elle avait failli me faire manquer avec ses idées stupides de paix et de protection des autres ! J'éclatai de rire, d'un rire presque dément qu'elle pourrait certainement entendre de son perchoir, et lorsque je repris contenance, tous les Unas s'étaient réunis autour de moi, armés, et parés pour la bataille. Il m'était impossible d'en dire le nombre, il y en avait facilement plusieurs centaines, peut être des milliers. Une véritable armée sur le pied de guerre. Celui qui semblait être le chef de cette troupe s'approcha de moi, et s'inclina après m'avoir tendu un sabre semblable à un cimeterre de contrées orientales, et je le pris respectueusement, levant l'arme au-dessus de moi pour exhorter mes soldats à se battre vaillamment au nom de leur seigneur.

«  Mes amis, ceci est notre jour ! Brandissez vos lames, faites tonner les catapultes, armez vos arcs, aujourd'hui, nous allons mettre fin à ce conflit millénaire ! La forêt ne sera plus que le territoire des Unas, à eux et à eux seuls !  Murlocs, KEKAAAAAAA  »

Tous hurlèrent en cœur le même mot pour suivre mes paroles. Oh que c'était grisant d'avoir un tel pouvoir ! Ils mirent leurs épées au fourreau, et les archers rangèrent leurs flèches. J'avançai alors en tête de la troupe, accompagné de mon général qui m'indiquait la voie à suivre à travers les arbres pour rejoindre le sanctuaire gardé par les murlocs.  Les lézards connaissaient parfaitement le chemin, ils passaient dans la canopée des arbres les plus grands pour ne pas être identifiés trop vite. La tactique était simple. Les Unas pouvant se battre contre plusieurs ennemis en même temps, alors, ils allaient encercler la zone toute entière, et surgir des arbres, pendant que les archers resteraient cachés dans les arbres avec une seconde équipe d'assaut qui surprendrait les murlocs le moment venu. Quand à Heaven, il mènerait le premier assaut. Et ils atteignirent très rapidement leur objectif. Là, les arbres avaient cessé de pousser pour laisser la place à un grand rocher mousseux entouré de diverses fontaines d'eau naturelles, où se prélassaient les créatures aquatiques. Des gardes étaient un peu partout.  Le mage obscur ne se posa pas de question, et hurla à ses hommes de passer à l'attaque.

Ceux-ci se jetèrent droit dans la fosse, dégainant leurs armes, pendant que les archers décochaient leur première flèche. Heaven en vit fuser plusieurs près de lui avant qu'elles n'aillent se ficher soit dans la terre, soit dans les corps de plusieurs murlocs qui s'effondrèrent, tandis que certains d'entre eux se préparaient déjà à accueillir les lézards.  Une alarme résonna, et des colonnes de guerriers surgirent d'une cavité creusée dans le rocher. Le mage sombre quand à lui se posa, non sans avoir transformé l'ombre son bras en lame qu'il planta aussitôt dans un guerrier murloc qui n'avait pas eu le temps de sortir son arme. La bataille avait commencé.





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Sam 28 Oct - 23:58


Un rire de folie parvint à mes oreilles me faisant comprendre qu'Heaven s'abandonna à ses envies de pouvoir. Je suis emplie de haine envers cet homme qui préfère aller dans le sens de sa malédiction plutôt que de la lever. Il n'est désormais plus humain et devient un danger pour l'humanité.

Je sors de ma cachette me dirigeant à toute allure vers le village Murloc quand je reçoit un appel depuis ma lacrima.

"Bisdea où êtes-vous? L'urgence est levée nous avons reçu des renforts avant vous mais vous aurez des explication à fournir et risquez lourd sur ce coup."

"Ici Bisdea, je n'ai pas le temps de vous expliquer maintenant effectivement mais je vous promet un rapport complet de plusieurs pages une fois tout ceci terminé. Le niveau de danger pour la mission que j'ai à accomplir est de l'ordre mondial, des renforts me seront très vite nécessaires."


"Très bien indiquez-nous vos coordonnées."

"Premier village Murloc à l'est de la forêt de Soul Forest, le danger est une attaque massive de lézard et d'un humain sans doute possédé."


"Des lézards? Avez-vous plus de détails?"

"Pas vraiment cela relève juste de la supposition mais leur peuple est dangereux ça j'en suis certaine."

"La demande de renfort a été transmise, terminé."

"Bisdea, terminé."

Je replace la lacrima dans ma petite sacoche au même moment que j'arrive au village Murloc. Bien entendu cet tribu primitive ne me voix que comme la gêne qui a libéré leur proie... Je m'enveloppe d'une fine couche de vent et fait virevolter de fines couches d'eau autour de moi. Le but est purement artificielle il n'a aucune force particulière mais cela stoppa les Murlocs qui me regardèrent avec admiration.

J'avais l'impression d'être leur Heaven. Je laisse tomber les flaques d'eau lorsqu'un Murloc semblant plus ancien à sa démarche se rapprocha de moi avec une perle sur un coussin qu'il me tend. Les Murlocs me font signe de l'avaler, je suppose, et je m'exécute.

Une chaleur s'empare de ma poitrine mais cela n'est point désagréable au contraire je me sens tellement bien comme si mes pouvoirs m'étaient plus facilement accessibles.

"Vous, pouvoir comprendre notre langage désormais."


"Il semblerait bien que j'ai du mal à comprendre la raison."

"Vous être la femme de la prophétie. Le jour où les reptiles sortiront de leur prison de bois et de pierre et où la guerre entre être de sang froid débutera un corbeau au passé sombre déploiera ses ailes pour défendre la forêt du mal."

Je m'attendais au minimum à quelques rimes dans une prophétie mais au moins le sens est plutôt compréhensible. Un corbeau hein? Mouai après tout il est vrai que ma robe est noire avec des manchettes équipées de plumes donc pourquoi pas. Je suis donc la Némésis d'Heaven prévue pour le stopper?  C'est dingue moi qui m'étais juré de ne pas croire au destin voila une parfaite contradiction.

"Je peux savoir de quand date cette prophétie?"

"Cette prophétie date de temps ancien que nous avons oublié maintenant mais elle est fortement liée à des êtres démoniaques qui redoutaient un être encore plus abjecte et dangereux."

"L'heure n'est malheureusement pas à la discussion comme l'a dit votre prophétie le mal arrive et il faut vous préparer."


"Nous sommes prêt depuis longtemps cette enveloppe batracienne ne nous a retenu que depuis trop longtemps. Cette apparence de tribu dépourvue d'intelligence nous a permit de protéger les humains tout en les éloignant de cette forêt. Maintenant que vous êtes là pour stopper le mal nous sommes fin prêt à mourir."

C'est incohérent qui serait prêt à mourir et puis pourquoi enveloppe batracienne? Ils se cachent depuis tout ce temps avec une magie de métamorphose? Le langage qu'ils utilisent n'est donc pas celui d'une bête mais aussi une métamorphose d'un langage humain? Surement lié à cette perle que j'ai mangé.

"Vous ne m'en voulez pas d'avoir libéré celui que vous appelez le mal?"

"Nous ne savions pas que vous étiez l'oiseau de la prophétie et nous voulions faire la justice nous-même. Nous avons été bête de vouloir lutter contre le destin lui même afin de sauver nos vies."

Je me mis à sourire avec une légère larme coulant sur ma joue.

"Ceci n'est pas idiot personne ne souhaite mourir même ceux qui ont tués leurs parents et ont perdu toute raison de vivre. Même ceux désirant mettre fin à leurs jours ne veulent pas mourir. Personne ne désire être enchaîné à un destin aussi horrible soit il et surtout personne ne souhaite être le jouet d'une force qui lui est supérieure."

Je serre fort du poing et peu de temps après j'entend un cri de guerre sortir de la forêt. Heaven est arrivé et l'attaque commence. Les Murlocs commencent à incanter un sort alors que leur première ligne ne tient pas sous les coups de centaines de soldats lézards.

"Mère nature et vent de la forêt qui nous oxygène, rivières et rochers qui nous abreuvent, végétations et animaux qui nous nourrissent ainsi que le corbeau qui sauvera le monde d'un pouvoir inconnu et dangereux nous vous demandons de nous redonner forme humaine et d'apporter le soutien nécessaire à notre peuple pour que l'humanité puisse prospérer et éviter la servitude d'antan."

Je n'ai pas vraiment suivi l'histoire de l'humanité. Et je ne savais pas que je serai un jour liée à des textes anciens. Il faut peut être que je me mette enfin à prendre en compte la possibilité d'un destin écrit depuis ma naissance et alors peut être que ce destin me fera retirer ce bandeau et accepter enfin de voir la vie en couleur.

Heaven, je te remercie d'être aussi curieux et téméraire. Je te remercie de m'avoir donné un nouveau but dans la vie maintenant laisse moi t'arrêter comme il se doit et te faire reprendre tes esprits.

Je m'avance en marchant le katana dégainé quelques gouttes d'eau ruisselant et tombant lentement sur le sol à chacun de mes pas. Derrière moi les Murlocs deviennent des humains aussi musclés que les lézards on peut même dire qu'en nombre et en force brute ils sont équivalents à un Heaven prêt.

Quelques lézards se dirigent vers moi pour essayer de m'embrocher. D'une esquive et d'un coup d'épée je les prives de leurs tête un par un. Les lances sont vraiment les équipements les moins efficaces contre un mage basé sur l'esquive et la rapidité d'action comme moi.

Bien entendu leur facilité d'adaptation est impressionnante et c'est d'arcs et de flèches qu'ils s'équipent pour stopper mon avancer. Beaucoup d'eau autour de moi et un climat tropical. Je souris, les conditions sont parfaites pour un mirage.

Uindoilusion:
 
Je fais croire ma présence à l'endroit d'un autre lézard qu'ils criblent de flèches alors que j'arrive à leur portée et que la vision redevient normal sur le champ de bataille. Je ne manque pas de tuer tout archer à ma portée et ce n'est que pleine de sang que je me tiens face à Heaven.

"Fini de jouer le moment est venu pour grande soeur de te donner une leçon Heaven."

Je m'occuperai de toi avant que les renforts n'arrivent. Désolé qu'on n'ait pas pu trouver ta plante, j'irai la cueillir pour toi une fois que tu sera sorti de ton lit d'hôpital. Heaven, tu mérites une meilleure vie que la mienne fait en sorte de ne pas accumuler les regrets.
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Le GPS aurait quand même été bien pratique... [PV Bisdea]

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